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Le fait du mois

Le concept de parc de loisirs se précise

Après une première étude ayant validé l’opportunité pour l’implantation d’un parc de loisirs sur la thématique de la romanité en 2015, le Groupement HORWATH travaille actuellement à l’approfondissement du concept et à l’étude de sa faisabilité.

Les 1ers résultats font apparaître un concept de parc de la romanité adossé à un parc de loisirs de type «resort aqua ludique».

Le projet est construit autour de 3 thématiques principales ; il associe la Via Domitia, l’eau et la mythologie autour de Neptunius, le dieu de la Mer.

Les budgets d’investissement et de fonctionnement seront déterminés dans les phases suivantes de l’étude qui devraient être rendues fin mars prochain.

Le Mas Larrier - Propriété de Nîmes Métropole

Yvan Lachaud, Président de Nîmes Métropole et Joseph Giordano, Directeur des Grands Projets SNCF Réseau - Région Occitanie, ont procédé, le 14 novembre dernier, à la signature de l’acte de vente du Mas Larrier.

Adossé à la gare Nîmes - Pont du Gard et situé en bordure de l’avenue de la gare, cet équipement, première vitrine de Magna Porta, préfigurera le futur quartier économique où se conjugueront Agriculture, Tertiaire et activités industrielles.

Le Mas offrira une mixité d’usages, l’orientation finale étant d’offrir des services de qualité.

  • Au rez-de-chaussée

    Restaurant, hall d’exposition, salles pour l’organisation d’événements et vente de produits « Made in Gard », issus principalement de la viticulture, oléiculture, trufficulture et apiculture,

  • A l’étage

    Accueil d’entreprises avec salles de réunion et 380 m² de bureaux.

Ce programme s’inscrit dans une orientation environnementale BDO (Bâtiment Durable Occitanie) qui a pour objet l’accompagnement, l’évaluation et le suivi des aspects environnementaux du projet.

Magna Porta, retenue comme « grand projet » du nouveau SCOT Sud Gard

Magna Porta, retenue comme « grand projet » du nouveau SCOT Sud Gard

Le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), outil de planification des territoires, veille à la cohérence entre les politiques de l’environnement, de l’habitat, des déplacements de l’économie, des équipements et des services.

A horizon 2030, le SCOT Sud Gard estime les besoins foncier économique sur le sud du Gard à 345 ha. Ces besoins seront satisfaits à partir de 3 leviers :

  • Commercialiser des parcelles existantes dans les zones d’activités déjà aménagées,
  • Réinvestir des zones urbaines sur des parcelles non commercialisables actuellement mais qui pourront le devenir,
  • Produire des surfaces cessibles sur des espaces nouveaux.

C’est sur ce dernier levier que le SCOT Sud Gard a réservé une enveloppe de 85 ha pour mener le grand projet Magna Porta.

Il s’agit de dynamiser l’attractivité de cet espace pour accueillir de nouvelles populations, des entreprises et des services et favoriser la création d’emplois à haute valeur ajoutée.

Repenser la liaison entre Magna Porta et le centre-ville de Nîmes

Pour renvoyer auprès des visiteurs et riverains une image authentique du territoire et de son patrimoine, Nîmes Métropole a lancé un travail sur la valorisation paysagère et artistique de la via Domitia, l’actuelle RD999. Nîmes Métropole a confié à Mr Granet, de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier, la mission de proposer des scénarios d’aménagement.

Pilotée par un Comité de suivi (Direction Régionale des Affaires Culturelles, Région Occitanie, Département du Gard, Agence des Bâtiments de France, Ville de Nîmes,…), la mission intitulée « De mansio aux 7 collines » a permis de remettre en perspective l’architecture au cœur d’une logique d’aménagement du territoire, s’appuyant sur une structure viaire riche de 2000 ans d’histoire et pariant sur le développement de l’agglomération nîmoise à horizon 2050.

L’architecte a proposé un jalonnement de 7 « stations » correspondant peu ou prou aux emplacements des anciennes bornes milliaires et présentant un intérêt paysager et/ou culturel. Un itinéraire bis dédié aux modes doux devrait compléter ce parcours et permettre aux voyageurs et touristes de « faire étape » comme cela se pratiquait du temps de la Via Domitia et de ses mansiones, (les voies romaines étaient ponctuées de mansiones ou gîtes d’étape tous les 30 à 50 Km, correspondant à une journée de trajet selon le relief).

S’appuyant sur cette première phase de diagnostic et de propositions, le Comité de suivi a vocation à poursuive ses travaux, sous la maîtrise d’ouvrage de Nîmes Métropole et du Département du Gard, accompagné par l’association « Le Passe Muraille », spécialisée dans la sauvegarde, la valorisation et la médiation des patrimoines culturels et naturels en Occitanie.

Un appel à projets pourrait être lancé en 2019 pour initier une réflexion artistique et une signalétique le long du parcours retenu.

Un ambitieux programme pour Magna Porta

Soumis aux aléas du climat méditerranéen, le territoire de Nîmes Métropole est particulièrement vulnérable aux risques liés aux intempéries, épisodes de canicule, risques de sécheresse et incendies ou, à l’inverse, épisodes cévenols et inondations.

C’est la raison pour laquelle, un dossier de candidature à l’appel à projets européen « Urban Innovative Actions » a été déposé le mois dernier auprès de l’Union Européenne.

Il prévoit la mise en place d’actions à plusieurs niveaux :

  • gestion du risque climatique,
  • gestion et qualité de l’eau,
  • bâtiments intelligents,
  • gouvernance urbaine,
  • consommations énergétiques,
  • adaptation de l’agriculture.

Pour mettre en œuvre cet ambitieux projet sur 3 ans, Nîmes Métropole a réuni  9 partenaires locaux :

  • EDF,
  • BRL,
  • Phytocontrol,
  • Mayane,
  • IMT Mines Alès,
  • Université de Nîmes,
  • ISEN-Yncréa Méditerranée,
  • I2ML (Institut Méditerranéen des Métiers de la Longévité),
  • Institut Français de la Vigne et du Vin.

Retrouvez ici le résumé du projet Impact.

 

 

L'interview de Hughes Blachère : Créer une stratégie industrielle à partir de l’innovation technologique

L’avis de Hughes Blachère, ancien Directeur Général de Comurhex et d’Areva Tricastin, Membre du Comité de Suivi Scientifique Magna Porta

Pouvez-vous nous indiquer ce qui caractérisera Magna Porta, le projet de développement économique de Nîmes Métropole ?

« Magna Porta est un projet unique et original dans sa conception, ambitieux dans son objectif en terme de filière industrielle et d’emplois.

Les journées scientifiques des 29 et 30 juin derniers qui ont réuni des académiciens, des professeurs, des dirigeants d’entreprise et des enseignants ont montré que Nîmes Métropole possédait les atouts nécessaires pour développer autour de la Gare TGV Nîmes-Pont du Gard une filière innovante porteuse d’emplois.

Cette démarche est pertinente parce qu’elle a favorisé l’écoute des « sachants » et des industriels avec l’appui des organismes de formation pour définir la filière adaptée à notre territoire avant de présenter les résultats aux décideurs qui sont les élus de Nîmes Métropole.

La création et la consultation régulière du Comité de Suivi Scientifique* montre bien la volonté d’associer à la réflexion les Ecoles, les organismes de Formation, les Industriels et les Chercheurs ».

Vous accompagnez Nîmes Métropole dans sa démarche pour définir le périmètre thématique et scientifique du futur centre de ressources technologiques.  Sur quelles activités ce centre de ressources sera-t-il centré ?

« Le périmètre thématique et scientifique du futur Centre de Ressources Technologiques, après discussion avec les membres du Comité de Suivi Scientifique, devra être en accord étroit avec les caractéristiques du territoire.

Il sera proposé de travailler sur deux options complémentaires qui sont :

  • les solutions numériques visant à dynamiser les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire méditerranéen ;
  • l’agriculture en milieu méditerranéen et l’innovation qui regrouperait les innovations numériques et robotiques.

Le développement de « circuits courts » et le recyclage des déchets font partie intégrante du projet.

Nîmes - Pont du Gard devient le nom de la future gare TGV/TER

Après plusieurs semaines de réflexions, la future gare basée entre Manduel et Redessan portera le nom de « Nîmes - Pont du Gard ». Une nouvelle identité qui place cet équipement au cœur de la romanité.

Choisir le nom d’un nouvel équipement n’est jamais évident.

Nîmes Métropole a donc créé un groupe de travail afin d’établir une première sélection :

« Au départ, 10 noms, puis 4 et une décision finale prise en conférence des maires » souligne Michel Bazin, vice-président en charge du développement territorial pour Nîmes Métropole.

Trois critères d’évaluation : la notoriété (sur le plan local, national et international), la thématique et le critère géographique.

Après plusieurs discussions, c’est presque à l’unanimité que le nom de la future gare s’est porté vers Nîmes - Pont du Gard. Pour Michel Bazin, ce nom sonne comme une évidence « Le Pont du Gard est un monument emblématique, reconnu dans tous les pays, on sait que ça parle aux gens ».

Pour Nîmes Métropole, cela tombe sous le sens, c’est en parfaite cohérence avec la campagne menée par la ville de Nîmes pour le classement au patrimoine mondial auprès de l’UNESCO.